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État des lieux

Page publiée le 26 septembre 2008, mise à jour le 26 février 2011

 Données générales

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Localisation de Madagascar
Source : Wikimedia Commons

Madagascar est une île de 587 000 m2 située dans l’océan Indien. Sa population était estimée à 19,2 millions d’habitants en 2006, avec une croissance annuelle de 2,7 %, et un PNB de 5,4 milliards de dollars, soit 280 dollars par habitant (moyenne pour l’Afrique subsaharienne : 858 dollars par habitant) [1].

 De l’enseignement primaire à l’éducation fondamentale

L’éducation occupe une part 23,4 % dans la mobilisation des ressources (donnée 2004).

En 2003, 14,3 % de la population étaient d’âge scolaire. Des estimations pour 2005 donnent un taux brut de scolarisation de 138 % et un taux d’achèvement du primaire de 58 % (estimations de 2005).

En application du « Plan d’action de Madagascar (MAP) – 2007-2012 », il a été décidé de porter l’enseignement primaire d’une durée de 5 à 7 ans. L’enseignement primaire est désormais appelé « éducation fondamentale 1 ». La durée totale des études menant au baccalauréat reste de 12 ans, avec 3 ans de collège, devenu « éducation fondamentale 2 » et 2 ans de lycée. Cette réforme prend effet à partir de la rentrée scolaire 2008-2009 dans 20 circonscriptions scolaires pilotes.

La langue d’enseignement est le français dans le secondaire et le malagasy dans le primaire, remplacé par le français à partir de la 6e année pour les mathématiques, les sciences et les technologies.

L’administration scolaire est organisée en 22 Directions régionales de l’éducation nationale (DREN) et 118 Circonscriptions scolaires (CISCO). Chaque CISCO compte de 10 à 15 Zones administratives pédagogiques (ZAP), chaque ZAP compte de 12 à 15 écoles, soit au total 1 600 ZAP et dispose ainsi de plus de 22 000 écoles, dont environ un quart sont des écoles privées.

Il y aurait enfin 160 Centres de ressources pédagogiques (CRP) en service (année 2007-2008). Beaucoup seraient pourvus en ordinateurs, postes de télévision, ouvrages et manuels, mais seulement 10 % seraient électrifiés.

 Formation des instituteurs

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Bureau du CRINFP de Mananjary

L’Institut national de formation pédagogique (INFP) est installé à Antananarivo. Il coordonne les 19 centres régionaux (CRINFP) actuellement fonctionnels. L’INFP travaille avec une centaine d’enseignants et assure la formation annuelle de 2000 enseignants.

En partenariat avec l’Alliance française et sur financement de l’Agence française de développement (AFD), l’INFP a formé 4 000 élèves-maîtres de 2005 à 2007 et 403 conseillers-pédagogiques depuis 2006.

31 500 des 58 000 enseignants du primaire sont des FRAM (« communautaires » recrutés et rémunérés par les parents d’élèves). Leur formation initiale est extrêmement lacunaire sinon inexistante : 20 % d’entre eux ont le niveau B1, 1 % le niveau B2 (les deux niveaux de qualification minimale). Pour remédier à cette situation, les autorités malgaches ont résolu de recourir à la formation continue à distance et l’Unité d’études pour la formation à distance (UEFAD) a été créée.

Ce recours à la formation à distance semble d’autant plus impératif et urgent qu’avec la réforme en cours d’application, les cinq premières années du primaire sont confiées aux FRAM, les deux dernières aux 2 800 enseignants semi-spécialisés (ESS). Le « plan de charge » de l’INFP s’annonce particulièrement lourd : 9 Centres régionaux (ou CRINFP) couvrant 18 circonscriptions scolaires seront mobilisés dans un premier temps pour former environ 7 000 FRAM.

Le choix des moyens affectés à ces formations sera dicté par les conditions de leur utilisation à Madagascar. L’électrification du pays reste défaillante ou insuffisante, surtout dans les campagnes, ce qui limite fortement l’usage des technologies. On peut toutefois utiliser la radio et recourir au support papier, les services postaux publics ou privés fonctionnant de façon satisfaisante à Madagascar. Il reste cependant entendu que c’est un dispositif hybride (formations à distance et présentielles alternées) qui constitue la formule la plus adaptée et la plus efficace.

Notes

[1] Source : Données et statistiques 2006 de la Banque mondiale sur l’Afrique subsaharienne, http://go.worldbank.org/VJOQX30BC0, page consultée le 15 octobre 2008


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